Du texte au livre / Des textes aux livres

Du 21 au 23 Juin, colloque International à l’université de Lorraine à Nancy:

From Text(s) to Book(s)

Ma communication aura lieu le samedi 23 Juin à 11H45 :

 Nous pourrions partir des expériences réalisées sur l’objet livre par les membres des Editions Volumiques, qui utilisent la technologie afin de l’augmenter; produisant ainsi des livres munis de circuits électroniques dont les pages se tournent toutes seules, où dont les textes disparaissent sous les yeux du lecteur. Le travail des Editions Volumiques est avant tout plastique, le texte ayant pour le moment une importance mince dans leurs créations, mais il existe un pan de la production littéraire contemporaine qui semble partager ce même fantasme d’un livre augmenté, un livre « branché ». A l’heure des nouvelles technologies, s’il est difficile de confiner le texte à son média historique, le livre n’est pas pour autant devenu obsolète. Dans des œuvres comme Corpus Simsi de Chloé Delaume, le texte est mis au centre d’un dispositif transmédiatique qui le fait passer du livre au jeu vidéo, aux performances multimédiatiques en public et au blogue. Dans P.A de Renaud Camus, le livre est accompagné d’un hypertexte informatique, ou encore Level 26 d’Anthony Zuicker invite le lecteur à compléter sa lecture sur le Web avec des vidéos et un blogue. Ces livres, que nous qualifierons de « branchés », proposent une expérience textuelle simultanée où aucun média ne préside à l’autre. Nous chercherons à mettre en lumière ce dispositif textuel hybride, au sein duquel la matérialité du texte est mise en jeu par la multiplication des supports. Ces œuvres ont la particularité d’intégrer les nouveaux médias tout en étant des livres imprimés et c’est dans cette fusion, en forme de réconciliation, que réside leur intérêt principal. Elles se font technotextes (Hayles) ou ergodiques (Aarseth) et proposent un travail réflexif sur cette hybridation médiatique du texte littéraire, démontrant que le livre conserve une place fondamentale dans l’économie littéraire contemporaine et que sa résistance à lieu au sein même de la redécouverte de la matérialité des textes.

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