« S’écrire par-delà le papier » : hybridation des formes et des supports dans l’œuvre autofictionnelle de Chloé Delaume

Le 5 novembre 2014 de 14 h à 19 h, salle des colloques 1 site St-Charles

Journée d’étude «S’écrire par-delà le papier» : hybridation des formes et de supports dans l’œuvre autofictionnelle de Chloé Delaume, dans le cadre du cycle de rencontres «L’auteur en régime numérique», organisée par Florence Thérond et Annie Pibarot.

Le programme « La littérature à l’heure du numérique » (RIRRA21) poursuit son cycle de rencontres avec des écrivains de l’extrême contemporain, dont l’objectif est de réfléchir à l’utilisation que ceux-ci font des nouveaux médias, aux pratiques originales qui en découlent et à la nécessaire redéfinition, dans ce contexte, des notions d’œuvre et d’auteur. Après les journées consacrées en novembre 2013 au site de François Bon, Tierslivrenet, nous avons le plaisir de recevoir cette année l’écrivaine et performeuse Chloé Delaume.

Son activité créatrice frappe par la richesse et la multiplicité des espaces médiatiques investis, qu’elle fait se croiser tout en explorant leurs spécificités :site internet, blogue, chantiers sonores, jeu vidéo, films, émissions télévisées, performances multimédia. L’identité qui en découle est elle-même plurielle: l’auteur est aussi éditrice, performeuse, chroniqueuse, musicienne, chanteuse… mais avant tout personnage de fiction

De son vrai nom Nathalie Dalain, née à Versailles le 10 mars 1973, mais d’origine franco-libanaise, elle est témoin à l’âge de dix ans du meurtre de sa mère par son père et du suicide de celui-ci. Marquée par ce drame familial, elle écrit pour maîtriser sa propre histoire et pratique l’autofiction expérimentale aux antipodes des productions culturelles de masse. Révélée au grand public en 2001 par son roman Le Cri du sablier, elle cherche rapidement à sortir la littérature du livre et à varier les tribunes pour écrire « hors des carcans traditionnels, des codes, des cadres et des chapelles ». Elle conçoit la littérature comme une arme pour résister à l’uniformisation, «dans une société où le capitalisme écrit nos vies et les contrôle », dans une réalité régie par la fiction et le storytelling. L’autofiction se fait subversive, geste politique dénonçant l’uniformisation galopante et l’avènement d’une fiction collective aliénante engendrée par les médias de masse. L’œuvre de Chloé Delaume, travaillée par des problématiques identitaires, mais aussi esthétiques, exprime parfaitement les questionnements d’une société qui cherche à se définir.

Télécharger le programme

Je présenterai une communication intitulée: « Donner corps à la fiction: les performances littéraires de Chloé Delaume ». Cette communication a été réalisée dans le cadre de mes recherches pour le Projet « Cyber-Corporéités » du CPER 10 Pays de Loire

À propos de cyborglitteraire

Maitresse de conférences - Université Savoie Mont Blanc Départements de Lettres & Hypermédia-Communication Laboratoire LLSETI, équipe G-SICA
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