Comme le feu dévore rapidement le papier : lire Mark Z. Danielewski

J’ai le plaisir d’annoncer la parution du numéro 111 de la Licorne, revue/collection de Langue et de Littérature françaises, éditée par les PUR.

Quatrième de couverture:

« This is not for you », ainsi s’ouvre le premier succès de Mark Z Danielewski : House of Leaves. L’auteur américain aime provoquer son lecteur. The Fifty Years Sword, House of Leaves et Only Revolutions, ne sont pas pour vous, effectivement, si vous êtes adeptes d’une forme de lecture passive et confortable. Mais l’interdit existe en partie pour être transgressé, les articles de ce premier volume francophones sur Danielewski en seront autant de témoignages.

Face à des romans iconoclastes, le lecteur doit interroger ses habitudes et se voit conduit à reconsidérer bien des questions littéraires. Comment les lire ces œuvres qui semblent le plus souvent prendre en charge le mouvement même d’interprétation dont elles sont l’objet? L’interprétation et la surinterprétation permanente sont explicitement thématisées dans chacun des romans. Répondant à l’appel lancé par les textes, le lectorat s’est d’ailleurs transformé en hordes d’exégètes, les forums de discussion consacrés aux romans en témoigneront. Ce sont les modes de lecture spécifiques aux œuvres de Danielewski qui nous intéresseront. Aborder ces textes sous l’angle de la lecture pourra permettre de ne pas faire l’erreur de n’y voir dans qu’une entreprise seulement formaliste. Les romans de Danielewski s’avèreront alors tout aussi initiatiques pour leurs lecteurs et leurs herméneutes que pour les personnages, de Truant à Navidson, en passant par Hailey et Sam, ou encore Chintana.

Sommaire:

1-      Anaïs Guilet -Avant propos : cinq minutes quarante pour lire Mark Z. Danielewski

2-      Gabriel Tremblay Gaudette - The first step is to see : House of Leaves et le réinvestissement des propriétés visuelles du texte

3-      Denis Mellier - On lit révolution ? Démocratie de la forme

4-      Noam Assayag- Rubans de Möbius et canons à cancrizans : Only Revolutions, une écriture en miroir dans toutes les dimensions

5-      Côme Martin - The Fifty Year Sword : une écriture entre coupure et couture

6-      Sébastien Gayraud - L’effet cinématographique dans House of Leaves

7-      Moana Ladouceur - Des ténèbres et de l’encre : Métafiction et fantastique dans House of Leaves

8-      Valérie Dupuy – O Révolutions, roman cinétique

9-      Mélissa Goulet – Au-delà du réel; au-delà du texte. La déformation des perceptions des protagonistes d’Only Revolutions et ses effets sur la lecture.

10-    Samuel Archibald - Deep. Down. Inside. Une lecture hantée d’House of Leaves et d’Inside d’Andy Campbell

11-   Pierre-Louis Patoine - Un culte programmé : lire House of Leaves entre dangers et séductions

12-   Claro - L’entretien de cinq questions et demi

13-   Noam Assayag – Pour de nouveaux livres : Only Revolutions à la lumière de Michel Butor

14-   Anaïs Guilet - House of Leaves et la médiatisation. Choisir le livre à l’heure du multimédia

 Notes sur les auteurs

À propos de cyborglitteraire

Maitresse de conférences - Université Savoie Mont Blanc Départements de Lettres & Hypermédia-Communication Laboratoire LLSETI, équipe G-SICA
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